Un matin comme les autres. Vos équipes arrivent, allument leurs ordinateurs… et rien ne fonctionne. Serveur inaccessible, fichiers corrompus, messagerie hors service. Une cyberattaque, une panne matérielle, ou un sinistre dans les locaux peut suffire à paralyser toute votre activité. Et dans ces moments-là, une seule question compte : combien de temps pouvez-vous vous permettre d’être à l’arrêt ?
C’est là qu’intervient le PCA/PRA : le Plan de Continuité d’Activité (PCA) et le Plan de Reprise d’Activité (PRA). Deux dispositifs essentiels pour assurer la survie de votre entreprise en cas de crise informatique.
Qu’est-ce que le PCA et le PRA ?
Le PCA vise à maintenir une activité minimale pendant la crise. Il permet de continuer à travailler, même en mode dégradé, le temps que les systèmes soient restaurés.
Le PRA, lui, intervient après l’incident. Il permet de restaurer les systèmes, les données et les services dans les meilleurs délais.
Les deux sont complémentaires. Pourtant, une entreprise sur deux ne dispose toujours pas d’un plan formalisé¹; un constat préoccupant, d’autant que de nombreuses organisations victimes d’un sinistre informatique majeur ne parviennent jamais à s’en remettre.
Pourquoi est-ce crucial pour les PME ?
Contrairement aux grandes entreprises, les PME disposent rarement de serveurs redondants, d’équipes IT internes dédiées ou de procédures documentées et régulièrement testées. Elles fonctionnent souvent avec des ressources limitées, ce qui les rend particulièrement vulnérables en cas d’incident. Pourtant, les conséquences d’un arrêt d’activité peuvent être lourdes : perte de chiffre d’affaires, de données critiques, de clients, atteinte à la réputation, sanctions réglementaires, voire dans les cas les plus graves, un dépôt de bilan.
Comment construire un plan de continuité et de reprise efficace ?
1. Identifier les activités critiques
Il est essentiel d’identifier les fonctions vitales de votre entreprise.
Quelles sont les applications, les postes de travail, les données sans lesquelles votre activité ne peut pas continuer ?
Il peut s’agir de votre logiciel de comptabilité, de votre CRM client, de votre serveur de fichiers ou encore de votre messagerie professionnelle.
L’objectif est de hiérarchiser les priorités, car tout ne doit pas forcément être restauré en même temps.
2. Évaluer les risques
Quels sont les scénarios les plus probables ? Une panne matérielle ?
Une cyberattaque ? Une erreur humaine ? Une catastrophe naturelle ?
Il est important de croiser la probabilité d’occurrence de chaque scénario avec son impact potentiel sur l’activité.
Cela permet de dimensionner les mesures à mettre en place sans tomber dans l’excès, mais sans non plus sous-estimer les menaces.
3. Définir les objectifs de reprise
Deux indicateurs sont essentiels : le RTO (Recovery Time Objective), qui correspond au temps maximal acceptable d’interruption, et le RPO (Recovery Point Objective), qui définit la quantité de données que vous pouvez vous permettre de perdre.
Par exemple, si votre RTO est de quatre heures, votre PRA doit permettre une reprise en moins de quatre heures. Si votre RPO est de quinze minutes, vos sauvegardes doivent être réalisées au moins toutes les quinze minutes.
Ces indicateurs doivent être définis en lien avec les enjeux métiers, et non uniquement sur des critères techniques.
4. Mettre en place les solutions techniques
Cela passe par des sauvegardes automatisées et externalisées, idéalement à la fois sur site et dans le cloud.
La redondance des serveurs, via la virtualisation ou la réplication, permet de limiter les interruptions.
L’accès distant sécurisé, via VPN et authentification multifactorielle, est également un élément clé, notamment dans un contexte de télétravail.
Enfin, les procédures de bascule doivent être clairement documentées, avec des rôles définis pour chaque intervenant.
Ces solutions doivent évidemment être proportionnées à la taille et aux moyens de votre entreprise.
5. Tester, documenter, former
Un PCA/PRA doit rester actif et opérationnel.
Il est essentiel de simuler régulièrement des scénarios de crise, comme une panne serveur ou une attaque par ransomware, afin de s’assurer que les procédures prévues sont efficaces et réellement applicables en situation réelle.
Les équipes doivent être formées, les étapes de reprise documentées, et le plan mis à jour régulièrement en fonction des évolutions techniques et organisationnelles.
Trop souvent, les entreprises pensent être prêtes… jusqu’au jour où l’incident survient, et où elles découvrent que les sauvegardes ne sont pas exploitables, que les accès ne fonctionnent pas, ou que personne ne sait quoi faire.
Les risques en l’absence de PCA/PRA
L’arrêt d’activité peut durer plusieurs jours, voire plusieurs semaines. Les pertes financières peuvent être considérables. En cas de non-conformité, des sanctions peuvent s’ajouter. Et surtout, la confiance des clients et des partenaires peut être durablement entamée. Dans certains cas, l’entreprise devient totalement dépendante de son prestataire IT, sans visibilité sur les délais de reprise.
Une solution concrète pour les PME
Externaliser la mise en place de votre PCA/PRA peut vous faire gagner un temps précieux et vous assurer un niveau de sécurité adapté à vos enjeux.
Chez Faciliteam, nous accompagnons les PME dans la création de leurs plans de continuité et de reprise d’activité.
Conclusion
Un PCA/PRA n’est pas un luxe, c’est une nécessité.
C’est une véritable assurance de continuité pour votre entreprise.
Et comme toute assurance, mieux vaut l’avoir avant que le pire ne survienne.
Ce qui peut sembler complexe devient bien plus simple avec les bons partenaires.
Et ce qui paraît coûteux peut vous éviter des pertes bien plus importantes.
Vous souhaitez savoir si votre entreprise est prête à faire face à une crise informatique ? Contactez-nous pour bénéficier d’un audit personnalisé et d’un accompagnement sur mesure.
¹ : https://qbefrance.com/actualites-et-evenements/communiques-de-presse/barometre-qbe-opinionway/